Vendredi

Posted in Esto es todo, amigos, Jorge Luis Borges con y sin máscaras on diciembre 1st, 2011 by soypielroja

Sur les pas de Vendredi, l’hebdo du Front populaire de 1936

Le jeudi 14 janvier 2010. A Paris, le 7 boulevard Haussmann et le 16 rue du Croissant sont deux adresses qui gardent la mémoire de l’hebdomadaire Vendredi. La première est celle de son siège, la seconde, celle de Dodeman, son imprimeur. Voici un peu de cette histoire. En octobre 1932, les éditions Gallimard lancent Marianne, un hebdomadaire au titre sans équivoque, situé politiquement à gauche. L’objectif est de créer un journal dans lequel puissent s’exprimer des auteurs Gallimard comme Gide, Malraux, etc., et de représenter un contrepoids d’opinion face aux nombreux périodiques de droite et d’extrême droite florissant dans ces terribles années 1930. La direction de Marianne est confiée à Emmanuel Berl. Son tirage plafonnant à 120 000 exemplaires, Gallimard revendra le journal en 1937. Entre temps, un concurrent a vu le jour à l’automne 1935 : Vendredi, que l’on pourrait qualifier d’« hebdomadaire du Front populaire », à la fois parce qu’il rassemble divers courants politiques de gauche, et parce qu’il voit en effet – en y contribuant un peu – la victoire électorale du Front populaire, en 1936. Cette éphémère mais belle aventure éditoriale est principalement due à un écrivain discret, André Chamson, qui s’entoure de deux autres figures littéraires engagées de l’époque : Jean Guéhenno et Andrée Viollis. Les amis de Chamson se nomment Jean Prévost, Jean Grenier, Louis Guilloux, Roger Vitrac, Jacques Kayser, etc. Nombre d’entre eux écriront pour Vendredi. Chamson et sa femme Lucie Mazauric sont proches du parti radical-socialiste. « Pour avoir observé la vie politique de près, note Michel Winock, expérimenté la difficulté pour les élus de concilier l’idéal et la pratique, il refuse d’admettre l’antiparlementarisme de ses amis. » En 1925, Chamson a été sous-chef du cabinet du ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, un certain Édouard Daladier qui participera au financement de Vendredi. JPEG – 1.2 Mo Téléchargez le haut de la Une du Matin du 7 février 1934 Un événement précipite sa décision de lancer un nouveau journal : l’émeute du 6 février 1934. Pour lui comme pour d’autres, il devient clair que la mission des « intellectuels » est de « mobiliser toutes les forces de l’esprit dans la résistance au fascisme » (Michel Winock). C’est la période des mouvements, des meetings, des initiatives multiples. Chamson, bon orateur, est du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR) et du congrès des écrivains pour la défense de la culture en juin 1935 – qui sera un bon vivier d’auteurs occasionnels ou réguliers pour Vendredi. Chamson veut un journal à la ligne plus claire que Marianne [1], plus engagé avec les partis de gauche et les syndicats, moins lié à une entreprise commerciale qu’est une maison d’édition. Il existe aussi un autre hebdomadaire de gauche, Regards, mais son parrainage communiste explicite en détourne de nombreux lecteurs. Chamson sollicite l’aide de Jean Guéhenno, rédacteur en chef de la revue Europe et proche des socialistes de la SFIO. Comme dans d’autres équipes, celle de la revue Europe se divise alors sur l’attitude à adopter face au danger de guerre. Guéhenno se situe dans un juste milieu, entre les pacifistes et les partisans de la fermeté. Il démissionne de la direction d’Europe en février 1936 pour la laisser à Aragon et Jean Cassou, ce qui le libère pour Vendredi. Chamson et Guéhenno s’allient les services d’ Andrée Viollis, écrivain-grand reporter, proche des communistes, qui publie en 1935 Indochine SOS, dénonciation du colonialisme [2] . Le rédacteur en chef de Vendredi est Louis Martin-Chauffier, catholique de gauche. Le premier numéro paraît le 8 novembre 1935, avec des articles signés Gide, Cassou, Julien Benda, Giono, Jacques Maritain, Paul Nizan. Le second numéro voit les noms d’Edith Thomas et Jean-Richard Bloch et les numéros suivants ceux d’Alain, Aragon, Jules Romains, Martin du Gard, Adrienne Monnier, Emmanuel Mounier, etc. La guerre d’Espagne déclenche l’été 1936 des tensions dans l’équipe de Vendredi. Chamson et Viollis sont pour l’intervention de la France aux côtés des Républicains espagnols, Guéhenno n’est pas favorable. Ces mêmes tensions aboutissent à la chute du gouvernement Blum en 1937. Fin 1937, la querelle culmine dans les colonnes de Vendredi, avec Gide qui reproche au journal de sacrifier la vérité et sa liberté, et Guéhenno qui réplique que tout combat exige discipline et fidélité. difficultés financières 1937 dernier numéro 10 novembre 1938 pacifistes et « bellicistes » ne peuvent se réconcilier Sources : – Le siècle des intellectuels, Michel Winock, Points n°613, – La rive gauche, Herbert R. Lottman, Points n°161, – Marianne et vendredi : deux générations ?, article de Bernard Laguerre dans la revue Vingtième Siècle, 1989, Volume 22, Numéro 1, accessible sur www.persee.fr. [1] Emmanuel Berl est un pacifiste convaincu. Il entretient par ailleurs de très bonnes relations avec une personnalité comme Horace de Carbuccia, directeur du magazine d’extrême droite Gringoire et gendre du préfet de police Jean Chiappe. [2] Dans ses souvenirs, André Wurmser la décrit ainsi : « Andrée Viollis était tout à la fois une vieille dame d’apparence farfelue, issue des romans d’Agatha Christie, des films d’Alec Guiness, et l’un des grands journalistes de son temps. […] Avec son chapeau plat à fleurs roses ou mauves, sa voilette, ses gants, son parapluie, elle semblait ne rien comprendre, confondait des noms, les sigles, les programmes, raisonnant tout de travers – la catastrophe ! pensiez-vous -, et le lendemain l’article qu’elle signait était juste, clair, précis, sans une bavure, d’une inexplicable intelligence » (cité par Herbert R. Lottman dans La Rive gauche).

Tags: , , , , ,

Introducción a la vida devota

Posted in Jorge Luis Borges con y sin máscaras on noviembre 23rd, 2011 by soypielroja

Francisco de Quevedo es autor de una temprana traducción

Tags: , , , , , , ,

Ni Ariel ni Calibán…

Posted in Esto es todo, amigos on noviembre 22nd, 2011 by soypielroja

Por tu culpa, por tu culpa, por tu grandísima culpa

Eso de encontrar un culpable y dar por resuelto un problema no deja de ser un consuelo más bien pobre y de alivio poco duradero. Para acabar con el juicio y empezar a hacer justicia se puede dejar por un rato de despotricar contra Shakespeare.  La discriminación, la maldad o la injusticia no se eliminan por decreto ni por mucho que se acumulen expedientes contra los “malos” de la literatura. Es difícil hoy por hoy, salvo en la industria del cine, donde entre efectos especiales y bajas pasiones la lucha entre el bien y el mal sigue marcando el ritmo del entretenimiento y goza de autoridad para exigir al espectador que sepa quiénes son los héroes y quiénes los villanos y se alegre con el triunfo del bien sobre el mal. Lo que no es fácil es que otros toleren Raskolnicovs, insensibles torturados sin mejor argumento para justificar el asesinato desapasionado de un semejante que pasaba por ahí justo cuando el resplandor del sol se le hacía insoportable, como sucede con el protagonista anómico cuya historia se relata en El extranjero, de Albert Camus, conspiradores como los que cínicamente hacen planes criminales como en las novelas de Roberto Arlt, sin siquiera obligarse a convencer si el fin justifica los medios o dignificar de manera inequívoca el fin o los ideales sobre los que montan conjuras colectivas ni ambiciones narcisistas y megalómanas como las que animan los actos del Sorel de Stendhal. No es que haya desaparecido la maldad: cierto pudor exige que se la silencie aunque su ejercicio efectivo alcance niveles de gratuidad, violencia y variedad de métodos sorprendentemente enfáticos y originales en intensidad y frecuencia. Los malos permitido obedecen un protocolo de reglas definido por móviles y entre el protocolo cultural y los acontecimientos en lo real bruto se exige una relación inversamente proporcional. Los móviles se reducen a los básicos en los formatos detectivescos de la cultura. En la vida real, ya nada es suficientemente sorprendente por su novedad: allí pasa de todo y puede pasar de todo.

Espectadores, lectores, ciudadanos se han vuelto fiscales y jueces aficionados aunque no consulten ningún código ni comprendan en qué sentido o para qué se ha establecido el principio del “in dubio pro reo”. Nadie duda o tal vez ya no haya posibilidad de dudar. El padre se ha vuelto tan cierto como la madre, ADN mediante y la ciencia resuelve cualquier duda antes sometida a laberintos legales.  Lo principal, cuando surge un problema es encontrar el culpable y exigir que el castigo deje satisfacción y traduzca correctamente en sufrimiento el reconocible pero secreto talión que “la gente” ha creado, como un nuevo diccionario de términos por todos compartidos.

En cuanto a los responsables históricos de las desgracias del pasado, encabeza el “top ten” de los supervillanos algún imperialismo.  Siempre es fácil culpar a algún imperialismo de los males del mundo. Para la mayor parte del siglo XIX, por varias cabezas aventaja el Británico. La pérfida Albión no falta en las exégesis, incluso si existen explicaciones más convincentes. Cualquier cosa con tal de tercerizar  responsabilidades locales.  Un caso ejemplar es el de la guerra de la “Triple Alianza”, “Guerra del Paraguay”, “Guerra Grande” o “Guerra do Paraguai” (1865-1870), que todavía figura en los rankings universales en cuanto a su poder de destrucción demográfico. Ningún otro conflicto bélico logró superar la hazaña de aniquilar la casi totalidad de la población masculina del “enemigo” como sucedió en el Paraguay, que en 1811 se había independizado de España y emprendía una modernización tecnológica y productiva sin endeudamiento con prestamistas extranjeros. Conflictos limítrofes que se extendieron incluso hasta finales del siglo XX, cuyos recuerdos avivan odios intactos entre supuestos “hermanos latinoamericanos” deberían obligar a deponer las retóricas sin fundamento ostensiblemente desmentidas por las injurias que se prodigan recíprocamente y a diario bolivianos, chilenos, mexicanos, paraguayos, ecuatorianos, peruanos, argentinos, uruguayos, brasileños –sin pretensión de exhaustividad– y elaborar mejores justificaciones que las que cargan las tintas contra Solano López y sus tiránicas costumbres. ¿Lecciones democráticas del Brasil Imperial, que ni siquiera había abolido la esclavitud? ¿Defensa de los avasallados orientales, que solicitaron la intervención de los vecinos a cualquier precio sólo para medrar en sus guerras civiles sin la menor invocación soberana, cívica, patriótica o moral? ¿Sacrificio por el bien común de la también dividida y no existente todavía República Argentina? La historia no absolvió ni absolverá. No hubo un cheque en blanco de buena voluntad que haya podido entregarse como caución de una inexistente buena voluntad. El futuro ya llegó hace rato. Si no alcanza la evidencia que proporcionaron mas tarde los brutales repartos coloniales de toda Europa sobre África y de Portugal sobre Angola y Mozambique quiere decir que la historia sigue siendo un monstruo que ni siquiera engendra la razón.

Correlativamente, sigue vigente el Martín Pescador desatado por Shakespeare en su última pieza. ¿Calibán o Ariel? El tópico, desde Renan en adelante, exige siempre que se tribute alguna reflexión aunque a esta altura no esté tan claro que sea una obligación elegir ni que valga la pena. ¿Calibán o Ariel? ¿No hay manera de eludir el dilema shakesperiano? Desde Ernst Renan a Jean Guéheno, Rubén Darío y José Enrique RodóAimé Césaire, Leopold Stenghor, Roberto Fernández Retamar, Emir Rodríguez Monegal y muchísimos más parece ineludible optar por una o por otra alternativa y está fuera de discusión hacerse el distraído y no pagar ese diezmo universal cuyos recaudadores, ahora invisibles y desconocidos, están a salvo de las iras de los pueblos y los contribuyentes. El debate ha llegado a un punto donde no hay sino consenso. Es una lástima: yo elegiría, si no quedara más remedio que pasar por la obra de Shakespeare y dejar anotado quién es uno de entre esos dramatis personae, ser la tempestad. O Shakespeare. Ariel nunca me gustó: me sorprende que Rodó lo haya tomado como un modelo de intelectual o pensador: después de todo es un esclavo; me recuerda a la caprichosa, envidiosa y frustrada hada Campanita, que enamorada de Peter Pan sabe que la diferencia de especie le impide cualquier consumación de algo entre pares (ni amor “platónico” ni sexo) y no da el tipo que se espera de los  “viriles” jóvenes a los que Rodó convoca para la misión de  “fecundar” el pensamiento y encarnar mundanamente un Ideal.  ¿Acaso entonces sí o sí también tengo que definirme en relación con Shylock o con los barrabravas avant la lettre representados por Montescos y Capuletos?

Dejo estas inquietudes en espera de un convite dialogado para llegar, ahora sí, a Pierre  Menard, autor del Quijote que engendró a Shakespeare que engendró a Calibán pero que también engendró a Otelo, acá convocado. Estoy en 1603 o 1604, apenas un tiempo antes de la primera aparición de la primera parte del Quijote. Voy simplemente a la zona del relato de Borges donde se pide al lector que evoque a la “húmida y dolorosa Eco” (anagrama de Desdémona) ya que suscitó, una tarde, una conversación entre Menard, el poeta muerto y su albacea-narrador, a propósito de un verso de Shakespeare en el que también  (como sucede en la caracterización de la ninfa Eco) se produce la c0njunción “eficaz de un adjetivo moral y otro físico”: “Where a malignant and a turbaned Turk”. Allí el lector no está en cualquier lugar: está en Otelo, en la historia de un error que se paga caro, de la baja pasión, de la propia estupidez, de lo irrevocable. Y precisamente allí, el personaje que va a morir deja asentado cómo desea ser recordado…: “as I am”, ni peor, ni mejor. Sin disculparlo ni agravar su culpa. Insensato, desdichado, equivocado e insensato, como un indio capaz de echar al lodo una joya más valiosa que su tribu entera. Y que recuerden también  que cuando en la batalla de Alepo un turco maligno y con turbante puso su mano contra un veneciano, él mató al perro circunciso, así, así como se matará en ese momento preciso de la obra. Ni peor ni mejor. “Yo sé quién soy y sé que puedo ser, no sólo los que he dicho, sino todos los Doce Pares de Francia, y aun todos los nueve de la Fama, pues a todas las hazañas que ellos todos juntos y cada uno por sí hicieron se aventajarán las mías”.  Siempre hay tiempo para ser más, para ser menos o para estar equivocado.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=CPkBmoMfp1I]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=FA5ZXr4Gyk0]

Tags: , , , , , ,

Susanne Lange. Don Quijote von der Mancha: una nueva traducción (II)

Posted in Jorge Luis Borges con y sin máscaras on octubre 22nd, 2011 by soypielroja

Don Quijote von der mancha: una nueva traducción
Susanne Lange
Traducción: Joan Parra
(Fragmentos del epílogo de Susanne Lange a su versión alemana de Don Quijote von der Mancha, publicada por la editorial Carl Hanser en el 2008.

En 1622 apareció la traducción italiana de Lorenzo Francosini. Por entonces ya estaba anunciada la primera versión alemana, a cargo de Joachim Caesar, pero las turbulencias de la guerra de los Treinta Años impidieron que se publicara antes de 1648. Las circunstancias privaron también a Caesar de avanzar más allá de los 23 primeros capítulos, con lo que la obra quedaba reducida al formato de novela corta que al parecer Cervantes había previsto en primera instancia. Este traductor, natural de Halle (Sajonia), ya había vertido al latín en 1622 el Examen de ingenios de Juan Huarte, una descripción de la teoría de los temperamentos y su influencia en la formación del intelecto, a la que posiblemente recurrió Cervantes para los estudios caracterológicos de sus personajes. La traducción del Don Quijote la publicó bajo el seudónimo Pahsch Basteln von der Sohle (seudónimo inspirado en «Don Quijote de la Mancha») bajo el título Don Kichote de la Mantzscha, Das ist: Juncker Harnisch auß Fleckenland.(1) El título revela la estrategia adoptada por el traductor, que, a diferencia de la mayoría de sus sucesores, expone su programa en el prefacio, afirmando que «toda traducción correcta debe estar hecha como si la obra traducida hubiera sido escrita originalmente en la lengua a la que se traduce» [«daß jedwede rechtmässige Dolmetschung also beschaffen seyn solle / samb wer das Werck / so darinnen gedolmetscht wird / uhrsprüncklich in des Dolmetschen Muttersprach beschrieben»]. Con ello, Caesar se distancia explícitamente de la primera traducción francesa, a la que acusa de exceso de literalidad: «El [traductor] francés sigue las palabras a pies juntillas» [«Der Franzoß geht schnurstracks den Worten nach»]. Él, en cambio, se propone no verter palabra por palabra, sino «significado por significado y sentido por sentido» [«meinung mit meinung und verstand mit verstand»], y subraya que la traducción del español al alemán entraña una dificultad mucho mayor que en el caso del francés, debido a la gran diferencia entre las raíces de cada una de las dos lenguas. En cambio, una traducción del español al latín se le antoja empresa más liviana.

Caesar trabaja en la época de esplendor de las sociedades lingüísticas alemanas del Barroco, empeñadas en sustituir los abundantes extranjerismos por equivalentes extraídos del acervo léxico alemán, y con su traducción pretende demostrar que la lengua alemana no tiene nada que envidiar a la española. Empeñado en mostrar la riqueza del alemán, se dedica a encadenar sinónimos aún con más fruición que el propio Cervantes, y llega a pedir disculpas en el prefacio por haber usado algunos términos extranjeros para los que no ha encontrado equivalente, como Text, Poet o Capitel. Sustituye Autor por la forma germanizante Schrifttichter, y califica al Quijote como Narrwerck, a su entender el mejor equivalente alemán de «sátira», género en el que encuadra la obra. Traduce incluso los nombres propios, y por ejemplo reemplaza «Quijote» por Harnisch (ya que al parecer la traducción literal Beinscheide (2) no le parece suficientemente literaria), y en el caso de Sancho Panza recurre a Pantschmann (o liebes Pantschmännlin), Großbauch o Großpantsch,(3) un título que sin duda habría agradado a Sancho. Y va aún más lejos cuando decide, contra el buen sentido etimológico, traducir la Mancha por Fleckenland [“tierra de las manchas”]. Sin embargo, su traducción resulta muy enriquecedora gracias al constante juego con las palabras y los neologismos, muy propio del Barroco y también muy caro a Cervantes, en el que los traductores posteriores han sido más reticentes a entrar. También es decisiva la proximidad temporal al Quijote original: la lengua de Caesar todavía está en la estela del Siglo de Oro español, los libros de caballerías y derogleichen Schlachtenbüchern [«semejantes libros de batallas»], como él los denomina.

El carácter innovador del trabajo de Caesar se aprecia claramente si se tiene en cuenta que la primera gramática hispano-alemana tardaría todavía algunas décadas en publicarse (Viena, 1670). Por entonces, la intelectualidad alemana desconoce todavía la literatura española. En 1682, el poeta barroco Harsdörffer vierte en forma de anécdotas abreviadas las Novelas Ejemplares de Cervantes, y en 1707 se traduce de la versión francesa de Lesage la segunda parte apócrifa de Avellaneda. En general puede afirmarse que en el siglo XVIII la recepción del Quijote en Alemania se solapa por completo con el aspecto que Avellaneda había subrayado en su segunda parte: el hidalgo como loco de atar y el escudero como aldeano vulgar e ingenuo. En 1734 aparecerán, de nuevo a través del francés, dos nuevas traducciones anónimas del Quijote en Basilea y Leipzig. El autor de la última confiesa abiertamente en el prólogo su intención de realizar una traducción libre, es decir, «expresar de manera clara y sin embarazos los pensamientos del autor», algo que le parece ineludible para poder mantener la amenidad de esta clase de libros. Coincide en esto plenamente con David Fassmann, que publica, también en 1734, una recreación libre del Quijote reducida a una serie de historias cómicas que dos amigos se narran y comentan, con la intención, declarada en el prólogo, de «extraer la sustancia» del original y «dejar fuera la cáscara, para que todo resulte más grato». En consonancia con ello, su versión lleva por título Angenehmes Passe-Tems, Durch welches zwey Freunde einander mit nützlichen und lustigen Discursen vergnügen [«Pasatiempo agradable con el que dos amigos se divierten el uno al otro por medio de discursos provechosos y amenos»].

No es de extrañar, pues, que la primera traducción alemana pretendidamente completa realizada directamente desde el español (1775–1778) incluya sin ningún empacho la continuación de Avellaneda como parte integrante de la novela. Su autor es Friedrich Justin Bertuch (1747–1822), editor y publicista, que aprendió español expresamente para esta empresa y estuvo a punto de perder por completo la visión del ojo derecho por culpa de las noches en vela que le consagró. En recompensa a tamaño esfuerzo, su versión obtuvo un éxito tan enorme que los beneficios le permitieron comprarse una casa de campo. Pero en realidad este Quijote del Siglo de las Luces dista mucho de ser completo. Bertuch omite los episodios intercalados, resume frases, acorta epígrafes de capítulos y a medida que avanza el texto va tomándose cada vez más libertades, añadiendo fragmentos de su cosecha y eliminando todo aquello que a su entender no encaja con el carácter de la lengua alemana. Su traducción pone el énfasis ante todo en el aspecto cómico y soez, hasta el punto que Don Quijote parece estar cortado por el mismo patrón que Sancho. Bertuch suele acompañar los juegos de palabras de Cervantes con la anotación: «Estos pasajes son intraducibles».

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=TLY2P06Mmro]

Tags: , , , , , , , , ,

Borges y Carriego

Posted in Jorge Luis Borges con y sin máscaras on octubre 7th, 2011 by soypielroja

Escribe Jorge Luis Borges en el “capítulo” IV (La canción del barrio) de su Evaristo Carriego: “quiero confesar con alacridad las verdaderas virtudes de su obra póstuma. Su decurso tiene afinaciones de ternura, invenciones y adivinaciones de la ternura, tan precisas como ésta:

Y cuando no estén, ¿durante

cuánto tiempo aún se oirá

su voz querida en la casa

desierta?

 

            ¿Cómo serán

en el recuerdo las caras

que ya no veremos más?

Imaginar una memoria cuando los hechos que debe recordar no han sucedido pero que la finitud de las cosas debe y puede postular como una realidad conjetural inspira, en muchísimos sentidos, el extraordinario poema “Límites” que el propio Borges considera uno de los mejores que escribió.

Extraordinario parricida (silencioso parricida, disimulado parricida) el lector finísimo que es Borges no señala casualmente esos versos de Carriego, que más que “tiernos” sugieren una filosofía del recuerdo conjetural que, excelente lector, infrecuente lector, inusual lector, exigente lector, Borges sabrá apreciar, expandir y formular.  Muy joven Borges constataba que ya no quedaban lectores. Sin duda los pocos que había se estaban convirtiendo, como veía bien Borges, en “críticos potenciales”. Borges denunció además lectores viciosos: los supersticiosos, los haraganes, los que creen en todo lo que leen, los que creen que todo lo que está escrito siempre fue un libro, los que creen entender lo que leen y, además, enseñarlo.

En el prólogo de su Evaristo Carriego Borges juega al truco con los lectores. Predice lo que ya no sucedía y probablemente no sucederá: Carriego no pertenece a la “ecclesia visibilis” de nuestras letras. Si acaso el futuro le reserva la pertenencia a “la más verdadera y reservada ecclesia invisibilis, a la dispersa comunidad de los justos” seguramente se lo debemos a Borges y al poema “Límites”.  Según Borges uno de sus mejores, ya que aborda temas que la poesía no había intentado antes.

 

Tags: , , , , , , , ,